Diocèse de Rouen
Paroisse Saint Jacques de Saint Jacques sur Darnétal
Organisation de la paroisse

La commune de Martainville-Epreville est issue de la fusion de deux communes : Epreville/Ry et Martainville/Ry. Après consultation des municipalités, les 2 communes ont été réunies par ordonnance du roi Louis XVIII pour former la commune d'Epreville-Martainville qui deviendra Epreville-Martainville/Ry, puis Martainville-Epreville. Dans les chartes latines de 1200 à 1249, la paroisse est appelée Martinvilla, dans les chartes écrites en français, Marteinville(1286-1291) ou encore Martainville (1311-1313-1315). C'est l'orthographe de Martainville qui semble prévaloir d'après le remarquable mémoire de B.L. de Glanville (congrès archéologique de 1859). Le quart de fief de Haubert, nommé en 1291 fief de Richard de la Court, prit par la suite le nom de Martainville. Ce quart de fief dépendait de la baronnie de Périers sur Andelle qui appartenait elle-même à l'abbaye de Saint Ouen de Rouen. Au début du XVème siècle, le domaine était occupé par la famille Le Pelletier, commerçants enrichis, originaires de Provence. Richard Le Pelletier était possesseur de vastes domaines, notamment sur le plateau de Caux. En l'an 1450, il recouvra sa terre qui avait été aux mains des Anglais durant 32 ans. Il nourrissait l'ambition de se faire anoblir, ce qu'il obtint en 1471, moins d'un an après la promulgation des Francs-fiafs par Louis XI. C'est son second fils, Jacques, échevin de la ville de Rouen, armateur et grand propriétaire foncier, qui acquit peu après 1481 le fief de Martainville de la vieille famille des Floques. En 1486, il est connu comme seigneur de Martainville, mais ne porte pas le nom de la terre. Ce n'est qu'un siècle plus tard que Richard Le Pelletier, seigneur de Martainville, et Charles Le Pelletier, son neveu, seigneur d'Estouteville, furent autorisés par lettres royales accordées par Charles IX le 6 avril 1571 à changer le nom de Le Pelletier en celui de Martainville qu'ils transmirent à leurs descendants ( Richard acquit la charge de notaire et secrétaire du Roi, puis celle de correcteur en la chambre des comptes).

L'église Notre Dame de la Paix

En 1666, Louis de Martainville entreprit de faire bâtir à ses frais l'église et le prebytère sur son fief. Bien sûr, les moines rappelèrent leurs prérogatives et tinrent à devenir propriétaires du terrain où l'édifice devait s'élever. Grâce à cette transaction, Louis de Martainville eut les honneurs de la nouvelle église dédiée, le 1er octobre 1670, sous le titre de Notre-Dame-de-la-Paix à saint Joseph, son époux . Les châtelains disposaient alors d'une entrée particulière percée dans le mur qui regarde le château. Cette église est un exemple, malheureusement assez rare, d'un ensemble cohérent et presque complet de l'époque Louis XIV : ce style fut, en effet, fort méprisé pendant tout le XIXème siècle et la première moitié du XXème, si bien que peu d'ensembles architecturaux et mobiliers ont été conservés. A l'extérieur, il faut remarquer les proportions de l'ensemble et noter le clocher rappelant les clochers à bulbe des églises allemandes. Il subsiste les traces d'une " liste seigneuriale ", bande de plâtre faisant le tour de l'église et marquée aux armes des châtelains, mise en place à l'occasion d'une inhumation. A l'intérieur, deux plaques d'obits en marbre noir du XVIIème : l'une de l'abbé Dergny, curé lors de la consécration de l'église, l'autre de Louis de Martainville. Dans la chapelle latérale, une toile du XVIIIème siècle représente saint Jacques le Majeur ; les fonts baptismaux en pierre sont du XVIIème ; le retable est de 1670, il a été transformé dans sa partie basse pour enchâsser 9 panneaux de bois du XVIème : la Vierge, 4 apôtres et 4 sujets symboliques. Le maître autel, daté de 1666, est l'œuvre de Maseline, sculpteur rouennais. Il a été rapporté sous Napoléon III et appliqué contre l'ancien vitrail du sanctuaire (aujourd'hui disparu) et sur l'emplacement de la sacristie primitive dont on retrouve la trace de la porte extérieure. Il est entouré de deux statues de bois du XVIIème (Saint Barthélémy avec son couteau et saint Augustin) et de deux reliquaires. Les quatre vitraux du choeur représentent les quatre évangélistes en peinture sur verre. Ceux de la nef sont de la grisaille. En continuant le tour, on trouve un socle en pierre portant la date de la dédicace sur lequel se trouve une statue de la Sainte Vierge en pierre polychrome du XVIème siècle. En face de l'autel de la Vierge (1670), une toile armoriée du XVIIème représente la résurrection. A l'angle saillant qui la jouxte, un saint Evêque (probablement saint Ouen), statue de bois du XVIIème.

Le château de Martainville

En 1485, Jacques Le Pelletier édifie un beau manoir au milieu de la belle campagne fertile. Thomas Corneille, dans son "Dictionnaire universel, géograhique et historique" paru en 1708 à Paris décrit le chateau en ces termes : " Le château, très bien bâti, est flanqué de 5 grosses et hautes tours, avec des fossés remplis d'eau, des jardins, un grand parc fermé et des avenues d'arbres". Il est vrai qu'il a fière allure ce château aux toits pointus, aux fines aigrettes de plomb, dépassant les cîmes d'arbres séculaires. Il est entouré d'un large fossé et cerné d'une muraille d'enceinte avec tourelles aux angles, ajourée d'une grande et d'une petite porte.Cette disposition ne sera pas conservée. Il y aura des transformations : les fossés disparaîtront, on élèvera une enceinte défensive dont il ne reste que des vestiges et 3 tourelles. Le château proprement dit, construction de pierre et de brique rose façonnée sur place, offre un plan simple : c'est un carré, flanqué aux 4 angles de fortes tours cylindriques, avec 2 tourelles au milieu des façades : l'une pour l'escalier, l'autre qui surmonte le portail d'entrée et qui contient la chapelle. Les vastes cheminées, exclusivements construites en brique sont autant de petits monuments très dignes d'attention. Le château est accompagné de bâtiments agricoles et d'un beau pigeonnier. En 1757, le domaine passa, par héritage, à Geneviève-Antoinette Couture, puis aux Le Viguer, Fautereau, Sénarpont et Villers, toujours par héritage. L'Etat l'acquit en 1906 alors qu'il était en très mauvaise condition et le sauva de la destruction. En effet, un marchand de bestiaux qui l'avait acheté l'année précédente, avait coupé les grands chênes et se préparait à raser le manoir... Les travaux de restauration, commencés en 1959, ont redonné à la demeure tout son éclat. Les appartements ont été remeublés à partir de 1961 et un musée régional d'arts et de traditions populaires a été créé.

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